Olympiades de Sciences sociales par Lucie Bernard

 » Olysso, une expérience angoissante et riche en découvertes qui a marqué nos adolescents. Une porte qui leur laisse entrevoir le futur et le rôle qu’ils pourraient jouer dans l’amélioration de la société. « 

 

Ce samedi 30 avril 2016 s’est déroulée la finale des Olympiades de Sciences sociales à Bruxelles. Durant cette journée, des étudiants du troisième degré de l’enseignement secondaire ont mis la société au coeur de l’actualité.

Olysso est un concours mettant en avant des problèmes relevant du domaine social. Il invite les jeunes à s’intéresser à l’actualité et à leur faire prendre conscience de l’injustice et des inégalités auxquelles sont confrontés plusieurs groupes d’individus dans notre société. Ce programme propose aux étudiants une approche sociologique d’un problème. Ils doivent tenter d’y remédier en utilisant leur esprit critique et leur créativité. Les membres du jury sont des personnalités issues du monde académique, mais aussi politique et médiatique. Ils sont priés d’évaluer les dossiers remis par les élèves avec impartialité et professionnalisme. Les travaux sont divisés en 5 catégories, telles que l’éducation, la cohésion sociale, la santé, les médias et divers. Des prix sont également mis en jeu pour remercier les étudiants de leur implication et de leur participation, comme par exemple des sommes d’argent et pour la grande gagnante, un voyage social à l’étranger dans un pays défavorisé.

Concernant les travaux, ceux-ci doivent être remis sous forme de dossier et constituent le travail de fin d’année que les élèves doivent réaliser pour leur cours de Sciences Sociales. Le TFE demande beaucoup de constance de la part des étudiants. Il s’agit d’un projet que les élèves doivent réaliser tout au long de l’année en suivant un cheminement déterminé par leur professeur en début d’année scolaire. Le dossier se réalise en petites parties qui doivent être remises à plusieurs échéances. Afin de se plonger au coeur du problème qu’ils ont choisi de traiter, les étudiants doivent réaliser un questionnaire, un entretien ou encore une observation auprès de personnes impliquées dans ce phénomène de société.

Parmi tous les participants provenant de 50 écoles différentes, seuls 30 ont été retenus et ont ainsi obtenu le privilège de présenter leur travail à Bruxelles. Sur place, ils ont dû se regrouper par catégories et défendre leur travail oralement devant 4 membres du jury, les familles des participants présents dans leur série et quelques professeurs venus supporter leurs élèves. Accompagnés d’un diaporama, les étudiants ont dû faire preuve d’aisance et de subtilité pour satisfaire les juges et leurs questions quelque peu nébuleuses. Un repas était offert pour que les étudiants puissent se retrouver et bavarder de leur expérience. Pendant ce temps avait lieu la délibération des membres du jury qui ont déterminé les gagnants de chaque catégorie. Ces derniers devront à nouveau présenter leur travail mais devant un auditoire constitué de tous les membres éminents du jury ainsi que devant une centaine de spectateurs, avides de découvrir l’étudiant dont le travail se verra récompenser par un voyage à l’étranger.

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Cette année, notre école a vu 4 de ses élèves être sélectionnées pour participer à la finale d’Olysso. Valentine Guillaume avait choisi de traiter le sujet de l’anorexie et de rétablir le véritable visage de la femme dans notre société. Estelle Munaut, quant à elle, nous parlait des médias et de leurs répercussions dans notre quotidien. Ensuite, Matilde Monaville traitait l’hypersexualité, un terme expliquant que les enfants sont victimes des travers de la publicité et de la société, à tel point qu’ils en oublient leur âge pour se projeter directement dans le monde des adultes. Enfin, Lucie Bernard avait choisi de parler de la place que les personnes souffrant d’un handicap mental ou psychique occupent dans notre société et de la manière dont ces personnes en difficulté sont perçues par les citoyens dits « ordinaires ».